Historique

Son nom, pour certains étymologistes, viendrait de "Créus angus" (domaine de Créus) laissant supposer une origine gallo-romaine, hypothèse appuyée par des traces de constructions, découvertes lors de la percée de la voie rapide en 1975. Il y a tout lieu de croire qu'un domaine, (villa romaine) occupait ce site. Une grande amphore découverte sur le chantier de fouilles est en exposition à la Mairie.

Au temps des Gaulois, peut-être avant, Cressanges avait des habitants, peu nombreux sans doute, car à cette époque reculée, la forêt occupait une très importante partie du territoire.

Au Moyen-Age, un ensemble de constructions fortifiées, "La Motte" devait protéger le petit bourg. Il ne subsiste pratiquement rien de ces bâtiments. Même le vieux petit morceau de "canal", vestige de la douve qui jadis entourait une partie du bourg, qui servait de "mare aux canards" et d'abreuvoir au domaine, a récemment disparu ; le paysage n'y a d'ailleurs rien perdu, ni la sécurité des habitants jusque là assurée par une rembarde en fer que le Conseil Municipal avait fait installer en 1902.

Autour de l'ancienne église, des menhirs de petite taille laisseraient supposer que depuis longtemps des groupes humains vivaient là. Quand le christianisme fut établi, vers le 9ème  ou le  10ème siècle,  Cressanges fut rattaché au diocèse de Bourges et dépendait du Prieuré de Souvigny qui lui, commençait son ascension. A cette époque, peu de gens savaient lire et écrire. Les "savants" étaient presque toujours des religieux (même les seigneurs étaient souvent  illettrés), c'est pourquoi les renseignements sur ce temps sont contenus dans les registres des églises, les terriers des monastères et des châteaux.

Les groupes d'habitations, en bois et torchis, couvertes de chaume, étaient classés en paroisses. Cressanges s'appelait : SAINT JULIEN DE CRESSANGES.

La guerre de Cent Ans fut aussi ressentie dans notre bourgade qui subit dévastations et misères. Ainsi, en 1373, chaque feu fut taxé de trois "gros" (la monnaie de l'époque) pour contribuer aux réparations des défenses de Souvigny qui offraient aux paroisses voisines la protection de ses fortifications en cas de danger. La ville avait repoussé les Anglais du duc de Lancastre en Octobre 1373, mais ses murs avaient subi de gros dégâts.

Au 16ème siècle, la paroisse dépend pour la justice, de la chatellenie de Verneuil. Les malfaiteurs étaient jugés et emprisonnés à Verneuil où il y avait "lieu propre et prison civile et criminelle".

Cressanges comprenait alors quatre riches "villages" (ancienne appellation des hameaux) :
1) Le bourg, composé de 124 feux et de deux châteaux féodaux, propriétés de familles nobles : le château des Noix, (Il est orthographié "Nohats" sur une carte du XVIIème s.) le plus ancien, est occupé avant l'an 1400 par la famille de Mareschal, et le château de Dreuille dont l'actuel bâtiment fait suite à d'autres constructions fortifiées appartenant à la famille de Dreuille depuis le 13ème siècle.
2) Les Rousseaux composé de 60 feux.
3) La Brosse.
4) La Charnay.